Les planctons
en collaboration avec le laboratoire de Banyuls sur mer.
Avec son approche délicate toujours empreinte de poésie, l’artiste nous dévoile, au travers de ces créatures chimériques inspirées des planctons marins, les témoins impuissants mais accusateurs de l’effacement du monde vivant. Il nous alerte sur la disparition programmée de cette masse invisible aux conséquences catastrophiques pour l’ensemble de la chaine alimentaire. Épousant le souffle du vent pour flotter de manière gracile dans les airs, ces sculptures cousues de baguettes de bois et de fil font écho à la manière dont ces micro-organismes marins aux formes extrêmement variées se déplacent en s’appuyant sur les molécules de l’eau, comme si elles volaient. Réalisées dans des matériaux souples et légers, et habillées de plastique de récupération pour mieux dénoncer sa responsabilité dans la pollution marine, elles sont reliées à des ventilateurs qui assurent leur vol en apesanteur grâce aux fils qui les connectent au monde et les maintiennent en vie. Elles témoignent dans leur fragile légèreté et leur beauté gracile d’un fantasme d’évasion contraint par ces fils qui les retiennent, néanmoins nécessaires à l’illusion de leur envol. Derrière l'illusion poétique pointe alors l'allusion politique qui se prend à rêver que ces liens pourraient être brisés. Jérôme Gelès nous donne à contempler le fantôme de la liberté.
Auteur : Philippe Prouff
en collaboration avec le laboratoire de Banyuls sur mer.
Avec son approche délicate toujours empreinte de poésie, l’artiste nous dévoile, au travers de ces créatures chimériques inspirées des planctons marins, les témoins impuissants mais accusateurs de l’effacement du monde vivant. Il nous alerte sur la disparition programmée de cette masse invisible aux conséquences catastrophiques pour l’ensemble de la chaine alimentaire. Épousant le souffle du vent pour flotter de manière gracile dans les airs, ces sculptures cousues de baguettes de bois et de fil font écho à la manière dont ces micro-organismes marins aux formes extrêmement variées se déplacent en s’appuyant sur les molécules de l’eau, comme si elles volaient. Réalisées dans des matériaux souples et légers, et habillées de plastique de récupération pour mieux dénoncer sa responsabilité dans la pollution marine, elles sont reliées à des ventilateurs qui assurent leur vol en apesanteur grâce aux fils qui les connectent au monde et les maintiennent en vie. Elles témoignent dans leur fragile légèreté et leur beauté gracile d’un fantasme d’évasion contraint par ces fils qui les retiennent, néanmoins nécessaires à l’illusion de leur envol. Derrière l'illusion poétique pointe alors l'allusion politique qui se prend à rêver que ces liens pourraient être brisés. Jérôme Gelès nous donne à contempler le fantôme de la liberté.
Auteur : Philippe Prouff
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